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Administrateurs :Cécile, orlando | |
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| Auteur : | Sujet: On attend... | Bas |
| aghilas Modérateur Messages postés : 362 |
Oui Ami orlando ,je viendrai,ne t'en fais pas;faut que je m'adapte tout d'abord à toutes ces magiques beautés!! |
| aghilas Modérateur Messages postés : 362 |
Existe-t-il une ou des littératures berbères ? De par la diversité (ou plutôt la pluralité) des langues et parlers, il serait scientifiquement plus justifié de parler de « littératures berbères », dans leur ensemble, nous ont été connues grâce à un travail opiniâtre de différents collecteurs, qu’ils fussent des amateurs éclairés et souvent passionnés ou bien de bons spécialistes souvent rigoureux dans leur domaine de prédilections (universitaires, folkloristes au sens anglo-saxon du terme). Les recueils et les études d’essence académique, comme l’a montré A. Bounfour (Introduction à la littérature berbère, Louvain-Paris, 1999, p. 1), qui ont eu pour objet les littératures berbères ont traité de ces dernières « comme un champ documentaire souvent sommé de révéler la mentalité des Berbères, leur mode de vie, leurs mythes et leurs croyances ». Mais il ne s’agissait pas que de cela ; des spécialistes à l’instar de P. Galand-Pernet (Littératures berbères. Des voix, des lettres, Paris, 1998) ont sensibilisé toute une génération de chercheurs à des études d’esthétique et autres fonctions des poèmes et des chants berbères. Par Ouahmi Ouldbraham. Source : www.berberemultimedia.fr |
| Cécile Administrateur Messages postés : 657 |
Merci mon p'tit ali ! Je sens qu'on va apprendre plein de choses. et surtout va à ton rythme... Cécile | |||
| "La poésie n'est rien que ce grand élan qui nous transporte vers les choses usuelles - usuelles comme le ciel qui nous déborde" René Guy Cadou |
| aghilas Modérateur Messages postés : 362 |
Voici quatre poèmes de Si Mohend Ou M'hend du recueil"les poèmes de Si Mohend" Mouloud feraoun ,textes bilingues , éditions minuits..avec une biographie du poète .. Ceci est mon poème; Plaise à Dieu qu'il soit beau Et se répande partout. Qui l'entendra l'écrira, Ne le lâchera plus Et le sage m'approuvera : Que Dieu leur inspire pitié; Lui seul peut nous en préserver : Qu'elles nous oublient, nous n'avons plus rien ! ***** Ce siècle fait fuir Qui a enrichi les chiens Vous êtes brisés, ô nobles coeurs ! Je dois aux méchants mes cheveux blancs, Ma raison m'a abandonné, Je suis "le fils dépravé". Il faut donc me résigner Puisque le lâche se fait craindre Tant pis, ô mon âme, tant pis ! ***** Les règles sont désormais perverties, C'est ainsi établi Les vils ont pris le dessus. Tous les hommes bien nés Ont pris la forêt Bravant les affres de l'adversité Dieu a ainsi destiné ce siècle Qui nous enserre dans l'inquiétude Jusqu'à trébucher à chaque pas. **** Toi l'intelligent, Ne sois jamais De la compagnie de l'homme hautain Si tu lui fais appel Il ira crier sur tous les toits Et te méprisera à outrance Alors, sois humble Eloigne-toi de lui Apprends à oublier même le paradis lorsqu'il te rejette **** Biographie Si Mohand Ou M'Hand Ath Hammadouche est né vers 1845 et est mort en 1906 (d'après Boulifa). Si la date de sa mort semble établie, celle de sa naissance est approximative. En effet, l'Etat Civil en Kabylie n'a pas eu d'existence officielle avant 1891. Il naquit donc dans l'ancien village de Chéraïouia où son père Mehand Améziane Ou Hammadouche, originaire de Aguemoun, s'était réfugié pour échapper à une vendetta. Après 1857, le village de Chéraïouia fut rasé et à son emplacement fut édifiée la citadelle de Fort-National (Larbaâ Nath Irathen). L'autorité militaire attribua aux habitants un terrain à 10 Km au nord, près de Tizi-Rached, qui appartenait à une zaouïa. En fait, la population s'est répartie, pour une faible part sur ce terrain où naquit la nouvelle Chéraïouia, mais pour la plupart aux alentours de Fort-National. Les parents de Si Mohand s'installèrent à Akbou, au lieu-dit Sidi-Khelifa. Son oncle paternel, Cheikh Arezki Ou Hammadouche, maître en droit musulman y avait ouvert une zaouïa où un taleb enseignait le Coran, non seulement aux enfants de la famille mais aussi à tous ceux du village. C'est là que Si Mohand commença ses études avant de rejoindre l'importante zaouïa de Sidi Abderrahmane Illoulen (Michelet). La famille était aisée et l'enfance de Si Mohand heureuse. En 1871, lors de l'insurrection, la famille s'est engagée aux côtés de Cheikh El Mokrani contre la colonisation de la Kabylie. Le père, Mehand Améziane fut exécuté à Fort-National, l'oncle Arezki déporté en Nouvelle-Calédonie et leurs biens confisqués au profit de l'Etat. La famille ruinée et anéantie se dispersa, la mère se retira dans la nouvelle Chéraïouia avec son jeune fils Méziane et là commença la vie de vagabond de Si Mohand, errant de ville en ville. Son frère aîné Akli s'enfuit à Tunis avec l'essentiel des ressources de la famille. Si Mohand passa quelque 30 ans d'errance entre la Kabylie et la région de Bône (Annaba) où de nombreux Kabyles travaillaient comme ouvriers agricoles ou comme mineurs. Un autre de ses oncles, Hend N'Aït Saïd , était d'ailleurs installé dans les faubourgs de Bône. Si Mohand mourrut en 1906 à l'hôpital des Soeurs Blanches de Michelet et fut enterré au sanctuaire de Sidi Saïd Ou Taleb. |
| orlando Administrateur Messages postés : 590 |
Si Mohand ! la voix d'un peuple opprimé ! on est à la source même de la poésie. Mouloud Feraoun a été assassiné par les colonialistes extrémistes pendant la guerre d'Algérie.O. | |||
| Je vous interpelle en Poésie française contemporaine! |
| aghilas Modérateur Messages postés : 362 |
Merci ami Orlando.. J'ai bcp de choses à dire sur Si Mohand j'y reviendrai..pour le moment voici un court passage sur Mouloud Feraoun du site: http://tadjenanet.free.fr/kabylie/feraoun.htm .. Bibliographie de Mouloud Feraoun Né en 1913 à Tizi Hibel, Grande Kabylie. Concours d'entrée à l'Ecole Normale de Bouzaréa en 1932. Instituteur, puis directeur, puis directeur des Centres sociaux d'El Biar en 1960 fondés par Germaine Tillion. Il est assassiné par un commando de l'OAS en 1962. (Source: Jean Déjeux) . ''Vos ennemis de demain seront pires que ceux d'aujourd'hui'' Mouloud Feraoun C'est dans ''Le Journal'' que s'exprime toute sa dimension humaine. Mouloud Feraoun est le fils d'un pauvre qui a décrit la vie de tous les fils des pauvres d'Algérie à l'époque coloniale. Bien sûr, il y a un village de Kabylie comme théâtre des événements qui s'appliquaient à l'ensemble du pays. Il défia le sort qui le prédestinait à être coincé dans la dialectique sourde comme un des anneaux d'une chaîne qui faisait de notre société un monde dont le modèle était préétabli. Il n'en a pas été ainsi pour Feraoun qui a eu raison de la pauvreté et du destin que la vie imposait par avance. Il savait que les montagnes se méritaient et qu'elles étaient loin d'être des obstacles infranchissables contre lesquels naturellement les pluies, les vents, les éclairs, les orages et les neiges venaient briser en éclats leur colère. Les montagnes pour Feraoun, du haut desquelles on se retrouve plus près du ciel comme le lui disait Mammeri dans "La terre et le sang", sont ce genre de provocation qui vous pousse à aller plus loin comme vers cette victoire qu'a été cette institution qui n'oublia jamais de revenir les saluer et y reposer à jamais..etc |
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